CONSORTIUM SANTE DU SOL AFRIQUE DE L’OUEST (WASHC) ATELIER REGIONAL DE CLOTURE DU 22 AU 23 Mars 2017 A IBADAN, NIGERIA

 

L’an 2017 et le vendredi 17 mars s’est tenue dans la salle de réunion de l’hôtel Oasis de Niamey, l’Assemblée Générale des acteurs du Consortium Santé du Sol-Niger.

Ont pris part à cet atelier présidé par Pr Guéro Yadji, Coordonnateur du Consortium santé du sol, les représentants des institutions membres, les points focaux régionaux du consortium ainsi que des personnes ressources. L’objectif principal de cet Assemblée Générale est d’amender les bilans techniques et financiers des 3 années de mise en œuvre du consortium et les avants projets des textes du futur consortium.

Après l’ouverture de l’AG par le coordonnateur, un bureau de séance a été mis en place et est composé d’un président (Guéro Yadji) et de 2 rapporteurs (Maman Garba et Gonda Abdou).

Les travaux de l’AG se sont déroulés comme suit

  • L’examen et approbation de l’avant-projet des statuts ;
  • L’examen et approbation de l’avant-projet du règlement intérieur ;
  • Les bilans technique et financier du consortium : ces bilans ont été présentés et approuvés par les participants.

A l’issue de leurs travaux, les participants à l’Assemblée Générale du consortium sur la Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols (GIFS) au Niger tenu à Niamey, le 16 mars 2017 ont adopté les statuts et règlement intérieur du consortium CS-Sol Niger.

Fait à Niamey, le 17 mars 2017

L’Assemblée Générale

Mise en place d’une base de données sur la GIFS

Introduction

Le consortium santé du sol est une initiative de l’Alliance pour la Révolution Verte en Afrique (AGRA). Il regroupe 5 pays de l’Afrique de l’Ouest qui connaissent des difficultés pour l’amélioration de la production agricole : le Nigeria, le Niger, le Ghana, le Burkina Faso et le Mali. Ce consortium regroupe tous les différents acteurs intervenants dans le cadre de la Gestion Intégrée de la Fertilité du Sol (GIFS ou ISFM « anglais ») à des fins de production agricole (Cf. rapport mise en place du consortium sur le site web).

Ce consortium a été lancé officiellement le 3 juin 2014 à Niamey et a été créée sous forme d’un projet auprès du Ministère de l’Agriculture par arrêté N° 204 /MAG/SG/DEP du 13 Octobre 2015. Il est conjointement financé par le gouvernement du Niger, l’IITA et AGRA avec un budget total qui s’élève à US$ 198,719.00 pour 3 ans. L’objectif principal du consortium est de contribuer à la sécurité alimentaire au Niger à travers une large diffusion des technologies de gestion intégrée de la fertilité des sols (GIFS).

Les résultats de l’étude de référence ont fait ressortir entre autres le manque de base de données sur la GIFS. En outre, le consortium se veut être un centre de référence sur la GIFS en réponse au besoin exprimé par les utilisateurs des résultats de la recherche. A cet effet, il a jugé nécessaire de mettre en place une base de données.

Cette base de données va permettre : (i) de rassembler les informations sur la GIFS qui étaient au départ dispersées et non accessible à la majorité des utilisateurs finaux ; (ii) de mieux cerner les priorités nationales en matière de recherche sur la GIFS ; (iii) faciliter la production des outils de partage d’information simplifiés pour les producteurs.

Le présent rapport présente le processus d’élaboration et de mise en place de la base de données qui sont la collecte de documentation, l’organisation des éléments de la base de données, les échanges sur les éléments, harmonisation des canevas de collecte de données et la création de la base de données.

Collecte de documents

Une recherche bibliographique au niveau des salles de documentations de la faculté d’agronomie de l’Université Abdou Moumouni, de l’INRAN et de l’ICRISAT afin de recueillir les informations sur la GIFS contenu dans les articles scientifiques, les mémoires de fin de cycle, des thèses, des livres et des rapports. Des données brutes sur les expérimentations agronomiques à long terme, les démonstrations et les champs écoles paysans ont été aussi collectées auprès des acteurs.

Organisation des éléments de la base de données sur la GIFS

Un atelier a été tenu à Dosso du 03 au 07 Janvier 2015 et a regroupé essentiellement des chercheurs en sciences de sol. Il a eu pour objectif de développer les premiers éléments pour la mise en place d’une base de données sur la GIFS.

Au cours de cet atelier, les participants se sont essentiellement penchés sur la sélection et la catégorisation des documents. Cet ainsi qu’environ 150 travaux de recherche sur la GIFS au Niger ont été sélectionnés.

Outre les documents issus de la recherche bibliographique, d’autres sources de documentations sur la GIFS au Niger ont été identifiées (Cf annexe). Le canevas du projet Optimisation des Recommandation des doses d’engrais en Afrique (OFRA) a été adopté pour l’organisation et la catégorisation des informations sur la GIFS.

Un débat riche sur la forme de la base de données GIFS Niger a été fait. Ce qui a suscité des nombreuses questions notamment : qu’est ce qui existe comme pratiques sur la GIFS au Niger ? Quelles sont celles qui ont été vulgarisées ? Quelles sont les attentes de la vulgarisation ? Et comment traduire les informations contenues dans les articles et rapports en produits de vulgarisation ? Des exemples de pratiques GIFS comme la Régénération Naturelle Assistée (RNA), l’urine hygiénisée et fèces humaines, la micro dose d’engrais etc… ont été cités. Le problème de disponibilité et qualité des intrants, le manque de professionnalisme des agro-dealers et le marché potentiel d’intrants que représentent les producteurs ont été évoqués.

Il est ressorti aussi que le Consortium peut intervenir dans ces cadres à travers la sensibilisation des différents acteurs et des plaidoyers auprès des autorités compétentes. Il a été aussi suggéré de se focaliser sur des pratiques alternatives (comme la RNA) pouvant contribuer à l’apport de matières organiques qu’on peut associer aux engrais minéraux.

Comment le consortium peut intervenir dans les activités des partenaires ? En réponse, l’ONG Appui à la Promotion des Groupements Ruraux (APGR) intervient dans le cadre de la formation en techniques et utilisation d’engrais, en gestion des stocks et en vie associative. La Fédération des Coopératives Maraichères du Niger (FCMN Niyya) intervient dans le cadre de la formation des maraichers sur la production et l’utilisation des engrais organiques, minéraux et sur celles des semences d’oignon.

Echanges sur la collecte des éléments de la base de données GIFS 

Un second atelier d’échanges tenu du 21 au 23 Janvier 2015 à Dosso a eu pour objectif de discuter sur les éléments de la base de données proposée lors de l’atelier précédant (03 au 07 Janvier 2015 à Dosso) avec les structures de vulgarisation afin de déterminer la forme que va prendre cette base.

Au cours de cet atelier, il a été présenté les éléments de la base de données : méthodologie de la recherche bibliographique et résultats obtenus. Les différentes interventions qui ont suivi ont porté entre autres sur : (i) la prise en compte des images et éléments sonores ; (ii) la disponibilité des moyens pour produire des supports de partage et des produits issus de la base de données ; (iii) les supports que les services régionaux de vulgarisation utilisent pour conseiller les producteurs, notamment les documents de référence pour la vulgarisation au Niger ; (iv) et les difficultés et insuffisances que rencontrent les services de vulgarisation dans l’utilisation de ces documents. C’est ainsi qu’une liste des sources possibles a été dressée (Cf. annexe 2).

Ensuite, les participants ont suivi un exposé sur les principes de construction de la base de données relative à la GIFS. L’exposé comportait les points suivants : (i) Contexte et justifications de la création de la base de données ; (ii) principaux résultats attendus ; (iii) démarche méthodologique ; (iv) défis ; (v) chronogramme indicatif. On retient de cet exposé que la conception d’une base de données pour la GIFS au Niger est une opération réalisable dans un délai relativement raisonnable (Cinq semaines environ). Tout dépend de l’existence de données informatisées sur la question. Elle requiert l’action synergique des différents intervenants seule à même de garantir son efficience. Le modèle de base de données suggéré est celui basé sur l’approche relationnelle. L’accès à la base de données à partir d’internet est conditionné aux règles de confidentialité du site du consortium.

Par ailleurs, les échanges ont permis de faire les constats suivants : (i) l’insuffisance d’études économiques récentes sur la GIFS ; (ii) l’insuffisance de background du vulgarisateur / formation / recyclage ; (iii) le caractère général des fiches techniques qui ne prennent pas en compte les spécificités des zones agro-écologiques et la diversification des cultures; (iv) les types de canaux de vulgarisation, l’efficacité des mass médias notamment les radios communautaires) en matière de production d’émissions en langues nationales.

Harmonisation des protocoles d’expérimentations agronomiques, et des champs écoles paysans et parcelles de démonstration

Dans le souci d’harmonisation des différents protocoles des expérimentations agronomiques, des champs écoles paysans et des démonstrations et pour faciliter l’évaluation des résultats de ces études, le consortium a conçu et élaborer un format de collecte de données sur les champs écoles paysans et démonstrations.

Le consortium envisage par ailleurs de préparer et proposer un protocole de démonstrations en matière de GIFS de concert avec la Division Innovation et Transfert de Technologies (DITT/DGA).

Création de base de données GIFS

Après la sélection et la catégorisation des documents lors des ateliers précédents environ 230 travaux de recherche sur la GIFS au Niger, ont été rassemblés. Ce qui reste à présent, est l’organisation de ces données collectées dans un format et la création de la base de données.

Une personne ressource a été identifié pour faire ce travail avec comme tâches principales : (i)

saisie et organisation de données GIFS ; (ii) vérification de données ; (iii) conception et réalisation de la base de données ; (iv) mise en ligne de la base de données ; (v) configuration et paramétrage de la base de données ; (vi) liaison de la base de données au site web du consortium santé du sol Niger (http://soilhealthconsortium-ne.org).

Quelques difficultés rencontrées

Pour des questions de propriété intellectuelle beaucoup d’acteurs sont encore réticents à partager leurs données. Le consortium a cependant assuré les contributeurs que les données brutes ne seront pas publiées et que les sources seront citées et les requérants qui auront besoin de plus de détails vont être orienté vers les différents auteurs.

Annexe 1: Sélection et catégorisation des documents sur la GIFS

Nombre de documents Total
Natures de documents Version électronique Version papier
1 Articles 34 34
2 Mémoires et rapports de stage 28 28
3 Irrigation 4 3 7
4 Rapports activités et synthèse 9 9
5 Thèses 9 3 12
6 Autres documents 24 24
80 34 114
7 Documents à chercher 22 22
La recherche documentaire continue

Annexe 2 Liste de documents sur la GIFS

Documents Sources
1 Eléments audio visuels en rapport avec la GIFS (Micro-dose et cultures en bande) FAO (Voir M. Tantan)
2 Livre vert sur l’utilisation des engrais FAO (Voir M. Ibrahim Doubou, IARBIC Maradi)
3 Rapport annuels du projet IARBIC DGA (Voir M. Moussa Ango)
4 Recueil de fiches techniques, Fiches techniques Projet de Sécurité de l’Elevage et de l’Agriculture Urbains (PSEAU) et FCMN Niya Voir M. Aboubacar Kourna
5 Etudes d’impacts des Boutiques d’intrants Voir MM. Moussa Ango et Aminou Tassiou
6 Fiches techniques FIDA Voir M. Harouna Zodi (RVTT Diffa)
7 Fiches compostage Sécurité Alimentaire et Développement Local (SADEL) Voir Harouna Zodi
8 Guide de compostage FCMN Niya Voir Dr. Boukari Hama
9 Itinéraires techniques des cultures de diversification en régime pluvial Voir Dr. Maman Nouri (INRAN Maradi)
10 Films et poster sur la micro-dose/ Modules vulgarisés par les   projets INTRANTS FAO et Intensification de l’Agriculture par le Renforcement des Boutiques d’Intrants Coopératives (IARBIC) Adamou Souley (RVTT Tillabéri)
11 Documents sur la riziculture Voir Dr. Sido (INRAN Niamey)
12 Fiches techniques d’Agroforesterie-Régénération Naturelle Assistée (RNA) Voir M. Adamou Souley (RVTT/DRA Tillabéri)
13 Fiches techniques. CES/DRS GIZ (déjà obtenu)
14 Fiches techniques horticultures Voir M. Maidoukia Illia (IARBIC)
15 Document CSIN GDT Voir M. Hamissou Garba (Ministère de l’Environnement, de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable)
16 Posters de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) Site internet AIEA
17 Rapports DRE/INRAN 80-81 sur les courbes de réponse Voir Documentation INRAN

Consortium Santé du Sol Niger (NiSHC) et renforcement de capacités

Le consortium Santé du Sol a pour objectif global de contribuer à la sécurité alimentaire au Niger à travers une large diffusion des technologies de gestion intégrée de la fertilité des sols (GIFS). Dans le cadre du renforcement de capacités des acteurs et des institutions à fournir des connaissances techniques et des solutions harmonisées sur la GIFS, plusieurs activités visant à améliorer la capacité des institutions membres à harmoniser et à consolider les innovations sur la GIFS ont été menées.

Résultats de l’étude de référence et des entretiens avec les acteurs 

Plusieurs insuffisances ont été notées à travers les résultats de l’étude de référence conduite sur la GIFS, ainsi que les entretiens avec les acteurs dans le cadre de l’élaboration de la stratégie de communication. On note entre autres (i) une faible connaissance de la population sur la GIFS : le renforcement de la diffusion des informations relatives aux innovations sur la GIFS ; (ii) des insuffisances dans l’élaboration des produits de partage : poursuite du renforcement des capacités des acteurs du consortium en matière d’élaboration des produits de partage du savoir et d’information sur la GIFS ; (iii) des insuffisances de l’accès des agro-dealers et des financiers à l’information sur la GIFS : faciliter l’accès des différents acteurs du consortium à l’information sur la GIFS ; (iv) la faible utilisation des médias en tant qu’outils de partage d’information sur la GIFS : renforcer l’utilisation des média notamment les radios communautaires en tant qu’outils appropriés de partage d’information en milieu rural ; (v) l’insuffisance d’informations techniques sur la GIFS ; (vi) l’insuffisance en informations institutionnelles et la faible capacité des acteurs.

Stratégie du consortium en matière de renforcement de capacité

Les priorités en matière de renforcement de capacités ont été identifiées à partir de l’analyse de la situation de référence et des entretiens avec les acteurs dans le cadre de l’élaboration de la stratégie de communication. C’est ainsi que plusieurs aspects importants ont été considérés dans ces activités de renforcement de capacités :

  • Le rôle important des vulgarisateurs dans la mise en œuvre des activités du consortium a nécessité leur prise en compte dans la formation sur la gestion et l’analyse de données GIFS destinée aux chercheurs.
  • Les facilitateurs des champs écoles paysans et les chefs des Districts Agricoles (CDA) nouvellement recrutés ont été ciblés pour la formation sur la connaissance et l’utilisation des intrants agricoles.
  • Les agro-dealers d’Agadez et de Diffa ont été considérés lors de la formation sur le montage des dossiers bancables, car n’ayant pas pu bénéficier de celles délivrées par le projet PASDIN aux agro-dealers de Dosso, Niamey et Tillabéry et par le projet RAFIA aux agro-dealers de Maradi, Tahoua et Zinder.
  • Il y a quasiment une lenteur dans la vulgarisation et l’application des textes règlementaires pour l’importation et la distribution des intrants de qualité (notamment engrais, semences et pesticides). Cette insuffisance d’intrants de qualité associée au manque de ressources financières des agriculteurs sont à la base de la mauvaise utilisation des quantités satisfaisant les besoins en fertilisants des cultures. Par conséquent, des ateliers de sensibilisation ont été organisés dans chacune des 8 régions du pays sur les textes règlementaires de l’espace CEDEAO relatifs à l’importation et à la distribution des intrants agricoles de qualité qui existent mais sont méconnus des principaux acteurs que sont les populations rurales, les projets et les ONGs.

Réalisations 

Les réalisations suivantes ont été accomplies à travers les activités suivantes conformément aux plans annuels de travail du consortium

Activité 2.1 Formation et sensibilisation des acteurs sur les principes et pratiques de la GIFS.

Ateliers de sensibilisation / information des acteurs sur les règlements CEDEAO sur la qualité des intrants tenus du 17 au 26 Août 2014, au niveau des 8 chefs-lieux de régions : l’objectif est d’informer et de sensibiliser les acteurs sur le Projet Consortium Santé Sols au Niger et de vulgariser les textes règlementaires CEDEAO sur l’importation et la distribution des intrants agricoles de qualité. Il s’agit notamment de (i) règlement harmonisé C/REG.13/12/12 portant sur le contrôle de qualité des engrais dans l’espace CEDEAO ; (ii) le règlement C/REG.4/05/2008 portant sur l’harmonisation des  règles régissant le contrôle de qualité, la certification et la  commercialisation des semences végétales et plants dans l’espace CEDEAO ; (iii) le règlement C/REG.3/05/2008 portant sur l’harmonisation des  règles régissant l’homologation des pesticides dans l’espace CEDEAO. Les rencontres avaient été organisées dans les 8 régions du Niger. L’atelier a concerné toutes les catégories d’acteurs de filières intrants : utilisateurs, importateurs, fabricants, distributeurs, grossistes, détaillants, revendeurs, transporteurs, ONGs, projets de développement rural, etc.

Participation à l’atelier régional de formation sur la production des outils de partage d’information sur la GIFS tenu du 26 au 28 Novembre 2014, Kumasi, Ghana : l’atelier a regroupé les différentes équipes des consortia santé du sol du Niger, du Mali, du Nigeria, du Burkina Faso et du Ghana ; le consortium santé du sol Afrique (ASHC) siégeant au CABI (Centre for Agricultural Bio-science Internationale), Nairobi Kenya; et la coordination régionale du consortium santé du sol de Afrique de l’Ouest. Cet atelier avait pour but de permettre des échanges entre consortia santé du sol sur les types d’information sur la GIFS à véhiculer aux producteurs (utilisateurs) ainsi que de former les différents participants sur la production / création d’outils de partage d’information tel que le poster, la fiche technique, le « policy brief »  ou note d’orientation politique, etc.

Atelier de rédaction d’outils de partage du savoir sur la GIFS tenu du 26 au 29 décembre 2015 à Dosso: cet atelier a regroupé des chercheurs de l’INRAN, des enseignants chercheurs de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, des cadres de l’agriculture, des ONGs, des projets, et un dessinateur communicateur (personne ressource). L’objectif de cet atelier est de former les participants et de produire des outils de vulgarisation en matière de GIFS. Les produits issus de cet atelier comportent 8 fiches techniques, 4 posters et un message (Radio-télé) destinés aux producteurs.

Activité 2.2 Formation des acteurs sur l’analyse et synthèse de données pour le développement des recommandations sur la GIFS.

Participation à l’atelier régional de formation sur la gestion et l’analyse de données GIFS tenu du 25 au 29 Mai 2015 à Ibadan au Nigeria : cet atelier a regroupé les représentants des consortia de 4 pays membres à savoir le Burkina Faso, le Ghana, le Niger et le Nigeria ainsi que plusieurs invités et personnes ressources issues des différentes institutions de recherche. L’atelier avait comme objectif principal le renforcement des capacités des consortia santé du sol pays (CSHC) en matière d’exploitation des données collectées sur la GIFS. Le programme de l’atelier a essentiellement porté sur les approches méthodologiques de l’analyse des données pour les recommandations sur la GIFS ; la définition d’un cadre de partage des données entre consortia santé du Sol ; la revue et l’organisation des données GIFS collectées par les consortia pays ; la nécessité d’utiliser des protocoles d’essais et formats de collecte de données harmonisés dans tous les consortia pays ; l’introduction du logiciel « R » dans l’analyse des données GIFS ; et la gestion en ligne des données GIFS présentée par une équipe de AWHERE qui est une firme Américaine basée dans le Colorado, aux Etats Unis (http://www.awhere.com/). AWHERE permet une meilleure gestion des données agronomiques, météorologiques et socio-économiques afin de les rendre plus visibles pour permettre aux utilisateurs de collaborer, d’analyser les résultats et de prendre des décisions.

Activité 2.4 Elaboration des canevas de collecte de données et des standards de métadonnées pour la collecte des données et d’informations sur la GIFS (gestion des données et de l'information).

Formation de 13 chercheurs et 10 vulgarisateurs sur la gestion des données GIFS tenue du 19 au 20 Novembre 2015 à Niamey : cet atelier a regroupé des chercheurs de l’Université Abdou Moumouni de Niamey (UAM), de l’Institut National de Recherche Agronomique du Niger (INRAN) et des vulgarisateurs des niveaux central et déconcentré du Ministère de l’Agriculture. Les capacités de 13 chercheurs et 10 vulgarisateurs ont été renforcées sur le traitement, l’analyse et l’interprétation des données GIFS. Les produits issus de cet atelier comportent deux (2) modules de formation sur la gestion et l’analyse des données, et la conception et l’élaboration d’un format standard de collecte des données GIFS sur les champs écoles paysans.

Activité 2.5 Formation des agro-dealers et des Organisations des producteurs (OPs) sur la connaissance et l’utilisation des intrants agricoles.

Formation de 30 agro-dealers sur le montage des dossiers bancables et de 24 facilitateurs sur l’utilisation et la connaissance des intrants agricoles tenue du 10 au 11 Décembre 2015 à Zinder: Cet atelier de formations avait pour objectif de renforcer les capacités de 27 agro-dealers sur le montage des dossiers bancables et de 24 facilitateurs des champs écoles paysans sur la connaissance et l’utilisation des intrants agricoles. Il a regroupé 20 agro-dealers venus d’Agadez et de Diffa, ainsi que 7 autres agro-dealers de la communauté urbaine de Zinder. On note également la participation du représentant de la Banque Agricole du Niger (BAGRI), des facilitateurs d’OPs issues des départements de Zinder, des chefs de districts agricoles (CDA) nouvellement recrutés et de plusieurs personnes ressources. Les produits issus de cet atelier comportent 2 modules de formations.

Perspectives

Dans le cadre de l’activité 2.1 sur la formation et sensibilisation des acteurs sur les principes et pratiques de la GIFS, les activités de renforcement de capacités suivantes sont envisagées :

  1. Atelier de formation des agents de vulgarisation, Techniciens, animateurs radios communautaires sur l’exploitation des outils de partage (fiches techniques…)
  2. Mise à disposition des acteurs formés des outils de partage sur la GIFS.

Quelques images des séances de formations

Préparé par le groupe de travail communication du consortium santé du sol, Niger: Aboubacar Mamadou Kourna (DGA/DVTT), Maman Garba (INRAN/DGRN), Sabiou Mahaman (INRAN/DGRN), Yahaya Issaka (MAG/DEP), Adamou Mahaman (Consultant), Mohamed Ada Mahazou (Consultant)

Mai, 2016

INTRODUCTION

Les sols ferrugineux tropicaux qui représentent environ 80 % des sols au Niger sont généralement de texture sableuse et caractérisés par une faible fertilité naturelle (faibles teneur en matière organique et capacité de rétention en eau). Cependant, les sols des vallées (dallols, goulbis, fleuve Niger et lac Tchad) ont des propriétés physico-chimiques relativement bonnes grâce à leur texture dominée dans l’ensemble par des éléments fins. Mais il faut mentionner que ces sols ont tendance à se dégrader à cause de la forte exploitation et surtout de certaines mauvaises pratiques agricoles (monoculture, brûlis, exportation des résidus des cultures etc.).

Cette dégradation est à replacer dans le processus plus large de désertification qui affecte le pays depuis une trentaine d’années. Les raisons de cette évolution tiennent à deux facteurs convergents : i) la série des sécheresses qui se sont succédées au Sahel depuis 1970 et ii) la pression sur les ressources naturelles exercée par l’accroissement de la population. Les manifestations de cette évolution sont multiples : glissement vers le sud des isohyètes, réduction du couvert végétal, accroissement des ruissellements et rétrécissement des lits des mares. Les stratégies paysannes d’adaptation se sont parfois développées au détriment des ressources naturelles : remontée de la limite septentrionale des cultures, mise en culture de terres marginales, diminution des jachères et surexploitation des zones de pâturage.

Les érosions hydrique et éolienne, associées ou non aux aléas climatiques accentuent la limitation de la productivité de l’agriculture pluviale. Ainsi, les rendements moyens des principales cultures sont de l’ordre de 400 kg/ha pour le mil, 300 kg/ha pour le sorgho et 250 kg/ha pour le niébé. Dans ces conditions, le problème de la fertilité se pose sur toutes les terres.

Le Niger est importateur net des engrais minéraux, malgré la tentative de valorisation du phosphate naturel. Entre 1980 et 2013, le Niger a mis en œuvre 6 projets qui totalisent 33 ans d’activités sur les engrais. Or, l’utilisation des engrais reste encore modeste (en moyenne 4 kg par ha) ; mais sur la base des importations d’engrais enregistrées entre 2003 et 2012 et des superficies moyennes emblavées à cette même période, cette moyenne serait de 12 kg par ha essentiellement grâce aux efforts de l’Etat à travers la Centrale d’Approvisionnement en Intrants et Matériels Agricoles (CAIMA). Mais avec ce mécanisme, en cas de difficultés économiques, une situation de blocage pourrait subvenir vu que les fournisseurs privés d’engrais ont une faible capacité d’approvisionnement.

Cinq (5) centres semenciers et une ferme de production de semences de base ont été créés dans les années 70. C’est ainsi qu’est né le premier schéma de multiplication de semences du Niger. Mais force est de constater que ce schéma n’a pas été totalement opérationnel en raison des difficultés nées de la conjoncture économique des années 80. La production des semences des grandes cultures, toutes catégories confondues, est estimée en 2014 à 13 000 tonnes (cf. tableau 1). Ce qui est loin des besoins nationaux globaux. Concrètement, la production des semences est aujourd’hui assurée par le secteur privé, à l’exception de celles des cultures maraichères qui sont importées. Il existe une politique semencière adoptée par le gouvernement depuis le 13 décembre 2012 et qui donne les principales orientations. Son objectif est de créer une véritable industrie semencière nationale.

Les engrais et les semences des variétés améliorées ont été les pivots de la révolution verte en Asie, et joueront un rôle prépondérant au Niger pour remédier aux insuffisances intrinsèques des sols cultivés. Ceci est en parfaite adéquation avec la stratégie de l’Initiative 3N « les Nigériens Nourrissent les Nigériens ».

PRESENTATION DES OPTIONS POLITIQUES RETENUES ET DISCUSSION DE LEUR IMPACT

Les bonnes pratiques : les producteurs nigériens connaissent la faible fertilité des sols. Ainsi, des longues jachères étaient auparavant utilisées pour sa restauration après une courte période de culture. Contrairement aux champs de case régulièrement fumés, d’autres pratiques endogènes sont concomitamment utilisées. Dans leur quasi-totalité, les pratiques endogènes sont incapables d’entretenir la fertilité des sols. L’utilisation d’engrais devrait les suppléer, mais il y a l’insuffisance de leur disponibilité.

Par ailleurs, depuis les sècheresses des années 70s, le Niger s’est beaucoup investi dans la récupération des terres dégradées. Les techniques de conservation des eaux et des sols mises en œuvre peuvent être regroupées en 2 catégories : celles qui sont à la portée des producteurs et les autres qui nécessitent des moyens techniques et financiers considérables. En considérant les premières, par exemple celles consacrées à la collecte des eaux de ruissellement à des fins agricoles, il est mis en évidence que seule la combinaison de la disponibilité en eau et des éléments nutritifs assure une amélioration de la productivité. Dans tous les cas, il reste encore à trouver des techniques peu coûteuses et à effets durables sur la production.

La production fourragère : le fumier est le substrat organique le plus utilisé dans l’amélioration des sols sableux notamment. L’accroissement de la production est lié à l’intensification de l’intégration agriculture-élevage. La production et la commercialisation du fourrage sont des indicateurs des systèmes d’élevage dans la zone sud du pays.

L’approvisionnement en intrants : l’Etat a laissé la production des semences aux privés, mais malgré cela le taux de pénétration des semences reste faible (12%). Pour remonter ce taux, il faut arriver à une véritable industrie semencière. Actuellement, il y a un engouement des producteurs qui, pour les engrais, s’approvisionnent auprès des boutiques d’intrants. Mais ces dernières sont confrontées à un problème d’approvisionnement régulier (en produits et qualité), malgré l’existence de quelques grossistes privés et de la CAIMA. Sur ces 2 filières, l’Etat doit poursuivre son accompagnement pour améliorer leurs capacités.

Tableau 1 : évolution des superficies et intrants agricoles au Niger (MDA/MAG/EL, 2011-2016)

Année Superficie totale cultivée (ha)* Engrais importés

Semences produites

(grandes cultures)

Quantité totale (kg) Quantité (kg/ha)

Quantité

totale (kg)

Taux couvertureβ
2011 15 279 096 34 219 314 2,2 5 046 742 1,65%
2012 15 657 483 34 459 217 2,2 10 381 356 3,32%
2013 16 481 833 22 388 000 1,4 11 953 741 3,61%
2014 17 041 304 40 000 000 2,3 12 812 699 3,76%
2015 15 478 592λ 47 294 000 3,1 8 176 069 2,64%

* pour les principales cultures (mil, sorgho, niébé, arachide, riz, oignon, poivron) ; β estimation sur la base d’une moyenne de 20 kg de semences par hectare ; λ Résultats provisoires campagne agricole 2015.

RECOMMANDATIONS

A l’Etat

  1. de créer les conditions de la mise en place des interprofessions agricoles.
  2. d’évaluer les performances des structures de production de semences et aider à leur meilleure organisation professionnelle à travers la Direction Générale de l’Agriculture (Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage).
  3. de soutenir toutes les initiatives favorables à la mise en place d’une plateforme multi-acteurs dans le cadre de la gestion intégrée de la fertilité du sol (GIFS). Ceci est important dans l’opérationnalisation de la maison du paysan qui est une plateforme de services (approvisionnement en intrants, appui-conseil, crédit, etc.).

Aux organisations des producteurs et entreprises privées de fournitures d’intrants (engrais, semences, pesticides)

  1. de développer une véritable culture du professionnalisme dans la production et la mise en place des intrants de qualité.

CONCLUSION

L’agriculture nigérienne est dans une phase de transition dans le sens qu’elle tendrait vers une intensification. Il est important de repérer les meilleures technologies et innovations et de les mettre en échelle. La présente note politique a relevé les différents défis pour rendre plus productive l’agriculture nigérienne. Aucun acteur isolé ne peut prétendre les résoudre. Les différents groupes d’acteurs devraient privilégier la recherche de synergie plutôt que de créer des conditions d’antagonisme.

L’an 2017 et le jeudi 16 mars s’est tenue dans la salle de réunion du Ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, la réunion du Comité de Pilotage du Consortium Santé du Sol-Niger qui était couplée à l’atelier sur les leçons apprises sur la promotion de la Gestion Intégrée de la Fertilité des Sols (GIFS) au Niger.

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Note d'orientation

Les sols ferrugineux tropicaux qui représentent environ 80 % des sols au Niger sont généralement de texture sableuse et caractérisés par une faible fertilité naturelle (faibles teneur en matière organique et capacité de rétention en eau). Cependant, les sols des vallées (dallols, goulbis, fleuve Niger et lac Tchad) ont des propriétés physico-chimiques relativement bonnes grâce à leur texture dominée dans l’ensemble par des éléments fins. Mais il faut mentionner que ces sols ont tendance à se dégrader à cause de la forte exploitation et surtout de certaines mauvaises pratiques agricoles (monoculture, brûlis, exportation des résidus des cultures etc.). En savoir plus...

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